[Précommande] Demons' Night Fever sur PS5
Demons' Night Fever PS5
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Demons' Night Fever PS5. Ce jeu de RPG tactique au tour par tour sur PlayStation 5 propose une approche centrée sur une logique de pouvoir assumée et sur une progression fondée sur des choix moralement discutables. Distribué par Red Art Games et proposé sur disque, il s’adresse aux amateurs de RPG tactique de type SRPG qui recherchent une expérience structurée autour du positionnement, de la gestion d’unités et d’une prise de risque constante, avec une mise en scène sombre et décalée. L’ensemble est accessible en anglais, japonais, français, coréen et chinois, avec une classification PEGI 12.
Un cadre narratif sombre et décalé
Le point de départ met en scène un seigneur démoniaque connu sous le nom de Giga Super Mort, brusquement privé de sa puissance lorsqu’il se retrouve transformé en bébé. Cette situation l’oblige à envisager une reconquête progressive de son influence, non par la seule force brute, mais en s’appuyant sur des mécanismes de résurrection et sur une organisation militaire à reconstruire. Le récit se déroule dans une atmosphère où le mal n’est pas un simple décor, mais un moteur assumé de l’action et des objectifs, avec une opposition incarnée par un faux dieu masqué de justice que le joueur est amené à affronter au fil de la progression.
Dans ce contexte, l’alliance avec Killshiro Katanaka tient une place centrale. Décrit comme un humain sombre et en rupture avec le monde, il sert de relais, d’exécutant et de partenaire dans une dynamique où les intérêts convergent sans nécessairement reposer sur une vision héroïque. Le scénario met l’accent sur un duo improbable, entre vulnérabilité apparente et volonté de domination, tout en conservant une tonalité qui privilégie le contraste entre l’esthétique, la noirceur des intentions et la dimension parfois décalée de la situation. Sans dévoiler d’événements clés, l’écriture insiste sur la tension entre l’image de justice revendiquée par l’ennemi et la démarche ouvertement amorale du camp que le joueur dirige.
Un système tactique au tour par tour axé sur le sacrifice
L’expérience de jeu repose sur une structure de stratégie au tour par tour inspirée des codes classiques du SRPG, avec gestion d’une escouade, lecture du terrain, enchaînement des actions et anticipation des réactions adverses. La particularité la plus marquante réside dans le Système d’Exploitation des Péons, une mécanique qui transforme la gestion des unités en ressource consommable. Plutôt que de considérer chaque allié comme un capital à préserver à tout prix, le jeu encourage à envisager certains membres de l’armée comme des leviers tactiques destinés à déclencher des effets puissants. Cette orientation influe directement sur la manière de construire un tour de jeu, car la décision de sacrifier une unité s’évalue en fonction du gain immédiat, du contrôle de la carte et de la capacité à survivre aux contre-attaques.
Ce principe ne se limite pas à un effet spectaculaire ponctuel : il s’intègre à la logique globale des combats, en proposant des attaques plus destructrices et des renversements de situation lorsque le joueur accepte d’en payer le coût. La tactique ne se réduit donc pas à l’optimisation défensive, mais s’articule autour de choix parfois irréversibles, où l’efficacité se mesure à court et moyen terme. L’équilibre du SRPG repose sur des repères familiers, tours, placement et planification, tout en introduisant une règle qui modifie la valeur réelle des unités sur le terrain. Cette approche peut intéresser les joueurs qui apprécient les systèmes où l’avantage se construit par des décisions calculées, potentiellement brutales, plutôt que par une progression linéaire et prudente.
Progression par la méchanceté et gestion de l’armée
La progression est décrite comme une progression par la méchanceté, ce qui signifie que l’efficacité de l’armée se renforce à mesure que le joueur commet des actions diaboliques. Concrètement, le jeu relie l’évolution de la puissance à l’acceptation d’une conduite amorale, en cohérence avec le thème central. Cette philosophie se répercute sur la façon d’envisager l’aventure : l’objectif n’est pas seulement de gagner une bataille, mais de consolider une domination par des choix qui nourrissent le système. L’idée de lutte acharnée pour le pouvoir s’exprime autant par le récit que par les mécaniques, le joueur étant invité à assumer une montée en puissance bâtie sur l’exploitation, la perte contrôlée et une forme d’efficacité sans scrupule.
Au-delà de la narration, cet axe influence la gestion de l’effectif et la lecture des priorités. Sacrifier des alliés n’est pas présenté comme une simple option, mais comme une composante cohérente de la montée en puissance, avec un impact sur la manière d’aborder les affrontements et sur la tolérance au risque. L’intérêt du dispositif tient à la tension qu’il crée entre la conservation d’outils tactiques et leur conversion en avantage immédiat, ce qui pousse à reconsidérer les notions habituelles de valeur d’une unité. L’ensemble, accessible à un public PEGI 12, s’adresse aux joueurs qui recherchent un SRPG où la planification, l’acceptation des pertes et l’optimisation de ressources humaines font partie intégrante de la stratégie.
Retrouvez le trailer du jeu
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