[Précommande] Qliphah in Providence's Shadow sur PS5
Qliphah in Providence's Shadow PS5
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Qliphah in Providence's Shadow PS5. Dans un Tokyo fragilisé par le World Collapse, ce jeu sur Nintendo Switch propose une aventure narrative et tactique mêlant enquête, survie et affrontements contre des entités désormais intégrées au quotidien. Le récit adopte un double point de vue en alternant entre Rena Hizuki, enquêtrice au sein de la police métropolitaine, et Souma Hoshigami, jeune livreur dont le destin bascule après une attaque qui le laisse dans un état semi-transformé, à la frontière entre humain et monstre.
Un monde urbain sous contamination
Le cadre met en avant une capitale japonaise reconnaissable mais profondément altérée par une catastrophe antérieure. Les rues, les zones de transit et certains lieux plus confinés servent de théâtre à des phénomènes qui dépassent l’entendement, matérialisés par la présence d’Aberrations errant librement. L’approche insiste sur les conséquences sociales et institutionnelles d’une ville en crise : services de sécurité réorganisés, zones sensibles, circulation d’informations incomplètes et climat d’inquiétude diffuse. Le joueur est amené à évoluer dans un environnement où la normalité persiste en surface, tout en laissant transparaître une instabilité plus profonde.
L’intrigue se structure autour d’éléments d’enquête et de traque. Il est notamment question d’une drogue démoniaque, Tiny True, qui se répand dans les rues, ainsi que de Stigmates, des motifs gravés sur le corps associés à une contamination touchant des jeunes. À cela s’ajoute l’existence d’un culte mystérieux agissant en arrière-plan, dont les motivations et les ramifications sont progressivement mises en perspective au fil de la progression. Sans chercher l’effet de révélation gratuite, le scénario s’appuie sur une montée en tension et sur la confrontation à des faits troublants, en gardant une ligne directrice axée sur la compréhension de ce qui transforme la ville et ses habitants.
Le duo jouable met en avant un double point de vue aux statuts et aux regards contrastés. D’un côté, une enquêtrice rattachée à une structure officielle, identifiée comme appartenant au département de la sécurité publique et à une division spécialisée souvent associée à la réponse aux mutations. De l’autre, un civil pris dans un engrenage qui le dépasse, désormais perçu comme un cas à part, surveillé et pourtant indispensable pour comprendre certaines manifestations. Cette complémentarité nourrit l’immersion, car elle place le joueur à la jonction entre procédure, intuition de terrain et survie face à une menace qui ne se limite pas à des affrontements ponctuels.
Un système de combat fondé sur la chronologie
L’identité ludique repose sur un système de combat qui s’éloigne d’une simple alternance entre attaque et défense. Les affrontements s’articulent autour d’une jauge de chronologie, affichant le moment des attaques adverses ainsi que des indications sur les types de compétences utilisées. Ce dispositif sert de base à une prise de décision structurée : le joueur ne se contente pas de réagir, il planifie l’enchaînement de ses propres actions en les enregistrant sur la ligne temporelle, avec l’objectif de superposer plusieurs compétences au fil du temps afin d’obtenir un impact supérieur. La logique ne repose donc pas uniquement sur la puissance brute, mais sur la qualité du séquençage et le choix du bon timing.
La chronologie devient également un outil défensif et d’interruption. En lisant les intentions de l’ennemi, il est possible de viser des fenêtres permettant de perturber certaines attaques, de créer des ouvertures et de renverser la dynamique d’un affrontement. Le jeu met en avant la possibilité de mettre en pause l’action à tout moment pour accéder à des informations tactiques, comme des prévisions d’attaques, des paramètres de recharge de compétences et des éléments utiles à l’évaluation du risque. Cette approche donne une place importante à l’analyse, sans pour autant interdire une exécution plus nerveuse lorsque le joueur maîtrise les mécaniques.
La progression dans la prise en main influe sur le ressenti du rythme. Le combat peut se vivre comme une expérience méthodique, centrée sur la lecture de la situation, ou comme une confrontation plus agressive une fois les repères acquis. Le système encourage ainsi des styles de jeu variés : certains joueurs chercheront à contrôler le tempo, à sécuriser les enchaînements et à se repositionner avec prudence, tandis que d’autres voudront tirer parti de l’élan offert par la chronologie pour maintenir la pression et submerger l’adversaire. Dans les deux cas, l’objectif reste de vaincre des ennemis étranges et puissants en s’appuyant sur une orchestration précise des compétences, plutôt que sur une répétition de commandes identiques.
Une mise en scène audiovisuelle cohérente
L’habillage visuel repose sur un cel-shading aux couleurs affirmées, avec une attention particulière portée au rendu des créatures rencontrées. Le jeu utilise des shaders dédiés aux expressions et aux réactions des Aberrations, afin de renforcer l’impact des phases de combat. Sans se limiter à une esthétique de surface, cette direction artistique vise à rendre lisibles certaines intentions : distinguer des états, souligner des attaques et donner une présence plus marquée à ce qui relève de l’anormal. La lisibilité en action et la puissance perçue des affrontements sont donc soutenues par des choix graphiques qui favorisent le contraste et la clarté des silhouettes.
L’animation et les effets participent à cette sensation de confrontation intense, tout en restant au service d’un système déjà riche en informations. Dans un jeu où le joueur surveille une ligne temporelle et planifie des séquences, il est essentiel que l’image n’ajoute pas de confusion. Les indices visuels associés aux compétences, aux réactions ennemies et aux moments charnières contribuent à la prise de décision, en renforçant la lisibilité en combat. La mise en scène tend à souligner les bascules de rythme, notamment lorsque l’on passe d’une observation prudente à une exécution plus appuyée.
L’aspect sonore joue un rôle complémentaire, car l’expérience intègre des chansons et un thème d’ouverture conçus pour accompagner l’univers et soutenir l’engagement du joueur. La musique ne se limite pas à une ambiance neutre : elle sert de repère émotionnel, accentue certaines transitions et aide à donner une identité aux séquences clés, qu’elles soient narratives ou orientées combat. Dans un Tokyo marqué par l’érosion du réel, l’habillage sonore participe à la cohésion d’ensemble, en reliant l’action, l’enquête et l’atmosphère générale.
Une narration portée par le doublage et l’enquête
L’histoire est annoncée comme entièrement doublée, ce qui modifie la manière d’aborder les scènes et les interactions. Le doublage donne du relief aux échanges, renforce la compréhension des intentions et facilite l’immersion dans une intrigue qui mêle institutions, inquiétudes personnelles et menaces dépassant le cadre humain. Cette présence vocale soutient aussi le contraste entre les deux protagonistes jouables, dont les trajectoires et les statuts ne se recoupent pas entièrement. Le joueur suit ainsi une progression narrative où la parole, l’intonation et le rythme des dialogues contribuent à rendre plus concrète une situation par nature instable.
Le fil directeur repose sur une recherche de causes et de responsabilités, autour d’objets d’enquête bien identifiés : la diffusion de Tiny True, la propagation des Stigmates et l’action d’un culte opérant de manière indirecte. La structure encourage à avancer en recoupant les indices et en affrontant des menaces qui ne relèvent pas seulement de la violence immédiate, mais aussi d’une contamination plus insidieuse. L’univers souligne que les Aberrations ne sont pas un simple obstacle ; elles sont un symptôme d’un désordre plus vaste, et leur présence reconfigure les priorités de la ville comme celles des personnages.
L’équilibre entre les phases de jeu met en avant un équilibre entre enquête et combat grâce à la variété des situations : moments d’observation, tensions liées aux risques de mutation et affrontements où l’exécution tactique devient décisive. Le joueur est régulièrement invité à adapter sa manière d’aborder une rencontre, en exploitant la chronologie, en choisissant comment superposer les compétences et en évaluant les ouvertures créées par l’adversaire. Cette articulation renforce l’idée d’un monde où la survie ne tient pas uniquement à la force, mais à la capacité de comprendre des mécanismes, de lire des signes et de prendre des décisions sous pression.
Le jeu propose une expérience centrée sur l’immersion et la lisibilité, avec un système de combat pensé pour la planification, une présentation graphique en cel-shading attentive aux expressions des créatures, un accompagnement musical présent et un récit doublé mettant en avant une ville altérée et des personnages pris entre devoir, contrôle institutionnel et transformation. Le joueur incarne un binôme confronté à un réel qui se fissure, dans le cadre d’une enquête où les menaces sont à la fois visibles dans la rue et dissimulées derrière des réseaux plus difficiles à saisir.
Retrouvez le trailer du jeu
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