Resonance apporte un souffle nouveau et épique à la saga A Plague Tale. Avec Sophia, sa protagoniste principale fougueuse et téméraire, l’action et les combats l’emportent complètement sur l’infiltration et l’évitement qui étaient de mise dans les deux premiers opus. Les inspirations venues d’Uncharted et de Tomb Raider, aussi bien pour l’aventure que pour les énigmes, en font à première vue un divertissement accessible à tous. Néanmoins, ses combats gores et brutaux ainsi que sa direction artistique splendide, fascinante et sépulcrale en font résolument un superbe spectacle mature. Les 15 à 20 heures d’épopée passent très vite, accompagnées par une musique sublime, tour à tour délicate et terrifiante. Ainsi, Resonance trouve toute sa place dans la saga et s’avère être un excellent complément à Innocence et Requiem, voire un très bon point d’entrée dans le mythe A Plague Tale. Test de Resonance A Plague Tale Legacy réalisé à partir d’une version éditeur.
Test de Resonance A Plague Tale Legacy : une préquelle à la hauteur du mythe
La première vraie mission se déroule à Venise, avec les premiers effets wahou.
Si vous avez joué à Requiem, Sophia ne vous est pas étrangère. En effet, dans cet opus de 2022, déjà, ce personnage secondaire revêtait une importance cruciale dans le récit d’Amicia et Hugo, tout en conservant une part d’ombre et de mystère. Cette dernière est en partie levée avec Resonance, une préquelle située 15 ans avant les événements mettant en scène les De Rune.
Resonance permet de comprendre ce qui lie Sophia à la Macula.
Dans Resonance, on découvre l’enfance et la jeunesse de Sophia au sein d’une bande de pillards. Hantée par des visions qu’elle ne contrôle ni ne comprend, elle occupe une place particulière dans la troupe de bandits. C’est lors d’un coup à Venise que son destin bascule et qu’elle prend la route vers l’île du Minotaure, où se déroule principalement l’action de Resonance. C’est là que le joueur va comprendre son lien avec la Macula et la place de Sophia dans l’univers d’A Plague Tale.
Tout est prétexte à des panoramas sensationnels.
Le personnage de Sophia, particulièrement charismatique dans Requiem malgré un temps de présence finalement assez limité, méritait une histoire dont elle serait l’héroïne. Pour rappel, Sophia servait de mentor à Amicia et l’amenait à s’interroger sur ses actes et sur son recours à une violence jusqu’au-boutiste. Bref, on voulait plus de Sophia, nous voilà servis. Et bien servis.
La résolution d’énigmes occupe une grande partie de l’aventure.
Plateforme, exploration, énigmes et combats: la formule a fait ses preuves et fonctionne parfaitement pour une aventure qui nous embarque pendant environ 15 heures de jeu, réparties en 14 chapitres. Ces mécaniques classiques misent toujours sur l’horreur et le sentiment de malaise, mais Resonance s’affranchit des ressorts fondés sur l’infiltration d’Innocence et Requiem. Sophia, elle, affronte frontalement les différentes formes d’adversité.
Test de Resonance A Plague Tale Legacy : nouvelle héroïne, nouvelle formule
Resonance reprend la direction artistique macabre et sombre caractéristique de la saga.
Pirate aguerrie au combat, Sophia ne fait jamais de la furtivité ou de l’évitement une priorité. Avec son épée et sa dague, elle virevolte et assène des coups meurtriers donnant lieu à des exécutions sanguinolentes et spectaculaires. Dotée de la panoplie classique de tout jeu d’action, Sophia esquive, pare et utilise des coups de pied pour déstabiliser ses adversaires. C’est simple et efficace.
Sophia pourra compter sur son journal pour prendre des notes utiles à la résolution des énigmes.
Rien de très original en soi, donc, mais cela rompt avec la tradition du statut d’agneau sacrificiel que pouvait parfois revêtir Amicia dans les jeux précédents. Sophia est un loup et le joueur prend un malin plaisir à participer à ces combats jubilatoires. Attention néanmoins, les affrontements finissent par se ressembler, malgré quelques ajouts liés aux compétences acquises au fil du jeu. Mais comme l’aventure ne se résume pas à cela, je n’ai ressenti aucune lassitude. Au contraire, ces moments de défoulement sont toujours les bienvenus.
Vastes ou confinés, les décors sont très réussis.
Au cours de son périple, Sophia devra explorer et résoudre de nombreuses énigmes sur l’île du Minotaure. Elle possède un journal qui l’accompagne dans leur résolution et s’enrichit d’annotations au fil des indices récoltés. Cela m’a rappelé Uncharted 4, où Drake pouvait lui aussi sortir son journal à tout moment. J’apprécie cette fonctionnalité, qui permet de s’approprier plus facilement le monde de Resonance. Et le fait que je mentionne Uncharted n’est pas anodin: les énigmes ressemblent beaucoup à celles que l’on peut rencontrer dans les aventures de Nathan Drake.
L’île du Minotaure recèle énormément de mystères. Chouette.
Pour les vieux briscards comme vous et moi, ces énigmes seront faciles et rapidement résolues, mais elles conservent tout de même leur attrait, car elles se déroulent souvent dans des lieux vastes et magnifiques. Pour les débutants et les joueurs occasionnels, le système d’indices fait en sorte qu’elles ne deviennent jamais un frein au rythme de Resonance. Pour tout le monde, les énigmes restent spectaculaires et plaisantes à résoudre.
Test de Resonance A Plague Tale Legacy : du grand art
Sophia ne fait pas dans la furtivité, mais dans la brutalité.
Ce qui frappe dans Resonance, c’est avant tout son excellence technique et graphique. La beauté somptueuse des décors, les compositions dignes de tableaux, les éclairages et les effets de particules laissent bouche bée. Je suis souvent resté quelques instants devant mon écran, éberlué par le spectacle hautement inspiré qui se déroulait sous mes yeux.
L’arrivée sur l’île donne immédiatement le ton: ce ne seront pas des vacances.
En 15 heures de jeu, je n’ai rencontré aucun bug ni aucun crash. L’action reste toujours fluide, alors même que Sophia ne se prive pas de courir dans tous les sens. Autre point positif, la gestion de la caméra pendant les combats est très réussie. Je me rends compte que je n’ai jamais pesté contre elle, ce qui mérite d’être souligné.
L’apocalypse a rarement été aussi captivante.
Resonance est intégralement disponible en français et le doublage est d’excellente qualité. La musique contribue également fortement à faire de ce jeu une grande réussite. Les chœurs féminins, parfois tonitruants, souvent tout en délicatesse, donnent un côté mystique, lyrique et magique à la quête de Sophia. De leur côté, les instruments traditionnels grecs et chypriotes renforcent l’impression de vivre pleinement une histoire ancrée dans la mythologie grecque liée à l’île du Minotaure.
La bande-son est fantastique et fait parfois écho à celle de Requiem. Frissons garantis.
L’irruption soudaine et terrifiante d’instruments à cordes rappelant Innocence et Requiem renforce l’impression de basculer dans l’horreur, vers la fin du monde et le malaise. C’est particulièrement vrai pour ceux qui connaissent déjà les aventures d’Amicia et Hugo. Du grand art.
La musique permet ainsi de faire écho au reste de la saga, malgré les 15 années et les centaines de kilomètres qui séparent les événements. Le titre Resonance n’a décidément rien d’anodin. La bande-son constitue une pièce maîtresse de cette œuvre vidéoludique.
Conclusion Test de Resonance A Plague Tale Legacy
Difficile de trouver beaucoup de choses à redire sur Resonance. L’excellence technique, artistique et musicale force le respect. Peut-être peut-on regretter des combats un brin répétitifs. Mais, à vrai dire, même cet aspect ne m’a pas vraiment dérangé, tant l’aventure d’une quinzaine d’heures ne se limite pas à enchaîner des combats d’arène que l’on verrait venir à des kilomètres. Au contraire, le rythme est bien dosé entre exploration, résolution d’énigmes, dialogues et combats
Resonance reprend ainsi une formule éprouvée du jeu d’aventure et la transpose avec réussite dans l’univers d’A Plague Tale. J’ai adoré l’expérience malgré le classicisme de ses mécaniques de jeu, car l’univers de la licence fonctionne toujours aussi bien.
Les touches d’horreur, de décadence et de mysticisme, magnifiées par la beauté parfois morbide et oppressante des décors, rendent cette saga unique en son genre. En outre, Sophia, qui avait crevé l’écran dans A Plague Tale: Requiem malgré son rôle de personnage secondaire, méritait amplement cette odyssée. Et nous aussi.
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